mardi 25 mars 2014

QUESTIONS/REPONSES




Articles divers - Questions/Réponses

QUESTIONS/REPONSES

QUESTION : Est-il possible qu’une réparation invisible du 16ème siècle existe dans la zone datée en 1988 par le carbone 14 (zone radiocarbone) et soit passée inaperçue ?

REPONSE :

Les pré-requis pour comprendre cette Question / Réponse sont :
- les découvertes de Rogers sur les anomalies de l'échantillon radiocarbone

1) Le problème est le suivant :

Rogers a démontré sans doute possible que des échantillons extraits de la zone radiocarbone comme de la zone immédiatement adjacente (échantillon Raes) présentent des caractéristiques très différentes du reste du suaire et que ces caractéristiques orientent toutes vers l’hypothèse d’une réparation effectuée tardivement, peut-être au 16ème siècle (le mélange avec des fibres du tissu original, supposé beaucoup plus ancien pourrait alors expliquer la datation radiocarbone : 1260-1390).

Or, il se trouve qu’aucun des experts en textiles anciens n’a jamais pu observer la moindre trace d’une telle réparation.
En particulier, Mme le Dr. Flury-Lemberg, éminente spécialiste des tissus anciens et du suaire (pourtant persuadée de l’antiquité du suaire), a pu longuement examiner le suaire, face endroit et envers en 2002, lors de la restauration dont elle était chargée.

Voici ce qu’elle écrit : " Il n’y a aucun doute que le suaire ne contient aucun re-tissage  (reweaving). Le tissu est parsemé d’irrégularités apparues pendant le tissage qui peuvent être confondues avec un re-tissage. Mais elles sont normales pour les tissus très anciens.
Le re-tissage, au sens littéral, n’existe pas. Une fois la pièce terminée, le processus de tissage est terminé. Après cela, on peut seulement modifier la pièce avec des aiguilles et du fil. Un exemple serait un trou qui serait raccommodé en imitant la structure du tissage. Ce processus est toujours reconnaissable et dans tous les cas visible sur l’envers du tissu. " 

L’hypothèse de la réparation ou du patch médiéval a été évoquée pour la première fois par Benson et Marino.
Dans un de leurs articles, ils interrogent Robert Buden, expert en tapisseries, Président de la société Tapestries & Treasures qui produit, importe et exporte des tapisseries de haute qualité y compris des pièces du 16ème siècle. Cette société s'occupe en particulier de restaurations de tapisseries anciennes.

Question posée à Buden : la réparation (tissage) invisible existe-t-elle ?
Réponse : " (...) la technique est exactement la même (aujourd'hui) et en Europe il y a des siècles.
Supposons un trou dans une tapisserie qui nécessite une réparation. En premier lieu, les fondations de base et la chaîne doivent être mis en place.
Le tisserand identifie la matière des fibres constituant les fils de chaîne : laine, coton, lin ou leur mélange, puis se procure les mêmes fibres. Ensuite ces fibres sont filées ou entortillées (ensemble) sur elles-mêmes pour reproduire l'épaisseur des fils originaux. Puis, avec précaution, ces fils de fondation sont tissés sur place et espacés exactement comme dans l’original.
Le motif provient des fils de trame colorés. A nouveau, on détermine le contenu de ces fils. Un spécialiste des teintures mélange les couleurs et applique les teintures sur la trame pour qu'elle se fonde dans l'original.
Les fils de remplacement sont passés par dessus et par-dessous les fils de chaîne et mélangés avec les fils de trame originaux de façon à reconstruire la zone manquante. (...).
Une excellente réparation peut être considérée comme parfaite lorsque, que ce soit à la vue ou au toucher, vous ne pouvez pas détecter où elle commence et où elle finit. (...)
Existe t-il des réparations invisibles ? Oui, j'en ai vu, ou plutôt je ne les ai pas vues (!) sur plusieurs sortes de textiles."

Question : Les tisserands du 16 ème siècle possédaient-ils ces techniques ?
Réponse : Définitivement OUI. La réparation d'une sainte relique comme le suaire de Turin aurait-elle été confiée à un novice ou à un maître confirmé ? Certainement à ce dernier.
Le budget était-il un obstacle ? Certainement pas pour l'Eglise ou le noble propriétaire de la relique.

Un autre expert confirme, dans le même article : "les tisserands du 16 ème siècle étaient des magiciens" (Dr.T.Campbell, expert en tapisseries médiévales et Renaissance, The Metropolitan Museum of Art, dans un courriel adressé aux auteurs).

2) Que doit-on penser de ces opinions d’experts apparemment divergentes ?

- A lire les avis des 2 experts cités, on a l’impression qu’ils ne parlent pas exactement de la même chose : Flury-Lemberg semble parler de réparations ou de patch cousu à l’original à l’aiguille alors que la technique décrite par Buden semble très différente.
Manifestement, Flury-Lemberg fait allusion (elle le dit même explicitement) à l’hypothèse du patch (proposée par Benson et Marino dans un autre de leurs articles), qui aurait été cousu au tissu original. A l’appui de leur hypothèse ces auteurs présentent des photos et font état d’avis de spécialistes non nommés prétendant reconnaître des irrégularités à partir de photos. Ces arguments sont effectivement très douteux et je pense que si la technique utilisée avait été celle-là, Flury-Lemberg aurait raison, que les soi-disant preuves de réparations, sur photos, sont en fait des irrégularités normales et que la réparation aurait été détectée.

En revanche si la technique utilisée est très exactement celle décrite par Buden, que l’on peut appeler re-tissage invisible (apparemment sans couture), il me semble que le résultat doit effectivement pouvoir échapper à l’examen le plus minutieux, y compris, probablement, sur l’envers (mais ce dernier point reste à vérifier).
Quelques phrases trouvées sur ce site Internet vont dans ce sens :
"Il existe de nombreuses autres méthodes de réparation qui sont souvent décrites à tort comme invisibles : (…). "Patching", (…) et techniques de patchs tissés ont leur place (…) mais quand un travail de qualité est nécessaire, seul la réparation invisible ("proper invisible mending") proprement dite pourra être utilisée."
On pourra trouver ici des photos de réparations invisibles assez convaincantes.

- On ne peut qu’être frappé par la ressemblance entre les quelques éléments directs trouvés par Rogers en faveur d’une réparation et ce que dit Buden : la présence de la teinture ainsi que la découverte par Rogers d’une épissure bout à bout de 2 fils différents dans l’échantillon Raes (rappelons que Rogers ne disposait que de quelques fils).

- Enfin n’oublions pas que Flury-Lemberg n’a pu examiner en 2002 que les limites de la zone radiocarbone (évidemment enlevée en 1988) et que l’on ne peut pas exclure que la zone réparée ait été entièrement ou majoritairement enlevée en 1988.

3) En conclusion, je dirais que la possibilité d’une réparation réellement invisible, y compris aux experts actuels, est plausible à condition qu’ait été employée la technique décrite ci-dessus par Buden, technique parfaitement maîtrisée au 16 ème siècle et dont l’emploi pour l’inestimable relique que représentait le suaire est tout à fait possible.
Les quelques indices incontestables découverts par Rogers (sur le peu de matériel en sa possession) sont concordants avec l’emploi de cette technique et il n’existe pas, à ce jour d’autre hypothèse sérieuse expliquant l’ensemble de ses découvertes sur l’échantillon radiocarbone.

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Depuis des années, je lis tout ou presque ce qui concerne le linceul de Turin. Et je reste convaincue que l'énigme ne sera jamais levée. Dieu sur terre laisse le voile et pourquoi le lèverait Il pour le linceul de Turin ? même si la datation s'avérait du Ier siècle, on n'identifiera jamais l'homme du linceul encore moins si c'est le Christ ! Savoir si c'est le Christ ou pas restera toujours une intuition et une question de foi personnelle.
S'il était prouvé que c'est Jésus : toutes les différentes confessions chrétiennes s'arracheraient la relique qui finalement serait réduite en plusieurs morceaux ! qui sait peut-être même une guerre de 'religions' ??
C'est si triste je trouve qu'on ait découpé la Sainte Croix en morceaux qui sont disséminés de par le monde. Il en arriverait autant au linceul de Turin.

Alors je crois que si c'est le Christ, Dieu ne lèvera pas le voile. Et ce sera bien ainsi...



Admin
Merci Julienne de votre contribution.

Votre intervention est le reflet de votre foi.

Si je me place du côté de la science et de l'étude du linceul, il serait préférable que l'on sache enfin qui est l'homme du linceul.

Je pense que l'on pourra dire un jour si c'est ou non Jésus de nazareth (si le tissu date bien du 1er siècle) car la science avance et même si la formation de l'image reste une énigme, l'homme qui est dessus aura toutes les chances d'être identifié.

Et j'ajoute : Si c'est Jésus de Nazareth, et alors ? Qu'est-ce que cela changerait pour les chrétiens de toutes confessions ? et pour les autres ?

Il faut bien faire attention et j'insiste la-dessus, l'image du linceul de Turin même si c'est Jésus de Nazareth, n'est PAS LA PREUVE DE SA RESURRECTION.


Merci pour votre réponse !

Oui bien sûr ce n'est pas la preuve de la résurrection de Jésus.

Mais si l'homme du linceul devait être identifié comme étant Jésus de Nazareth, ce serait donc son portrait que nous avons là.

Et je me demande alors si le linceul resterait la propriété du Vatican ? si cette identification n'entraînerait pas la dissenssion ?

Pour ma part, je vénère la Ste Face du linceul de Turin parce que j'ai l'intuition que c'est bien le Christ !

Cependant si le linceul devait être déclaré faux un jour, cela n'entamerait en rien ma Foi.

La Foi n'a pas besoin de cette preuve. 


Messages: 15
Date d'inscription: 16/04/2009
En présence d'une relique qui induit une pareille conviction, comment comprendre que certains puissent ne pas reconnaître l'agneau immolé, le serviteur souffrant, c'est à dire le Christ, dans l'image du saint suaire; s'agissant en l'occurence de l'empreinte persistante d'un phénomène unique qui n'a eu ni précédent ni récurrence, comment peuvent ils attendre plus que l'évidence de ce qui est donné à voir.
Guitton expose dans un ouvrage consacré à Marthe Robin qu'une probabilité qui tend à 100% doit être mathématiquement assimilée à une certitude....certitude intellectuelle certes, mais n'est ce pas suffisant.
A mon sens il faut être fou, et cela sans même être animé par la foi d'un Jean découvrant les linges dans le caveau:"il vit et il crut", pour continuer à douter qu'il puisse s'agir du suaire qui a servi à l'inhumation du Christ.
Combien de suaires du premier siècle ont été retrouvés et pourquoi l'histoire aurait elle conservé ce suaire avec un tel luxe de protection si un évènement particulier , au demeurant reconnu et désigné, ne lui avait été associé. Or au cas particulier s'agissant d'un linge mortuaire, ce qui était une impureté à ne pas conserver dans la culture juive...voici un linge qui non seulement découvre des particularités invraisemblables, des particularités que seule notre époque moderne a pu reconnaître, mais encore un linge qui révèle l'image positive d'un homme de type sémite, étonnament superbe, qui présente, oh miracle, avec une précision et un réalisme invraisemblables toutes les caractéristiques singulières d'un homme qui a été crucifié de la même façon que le Jésus des évangiles...
L'évidence est trop énorme et il faut se refuser à voir pour ne pas voir...la probabilité crie l'évidence et la foi y adhère.
Justement là est la difficulté, et sans doute est ce là du point de vue de la foi une preuve supplémentaire de l'authenticité de ce suaire, la foi demeure indispensable incontournable pour franchir le rubicon qui va de la preuve intellectuelle à la reconnaissance du Christ, et cela est bon.
Le Christ ayant refusé la royauté sur les hommes, alors qu'il est Dieu et roi, s'étant rendu à Jérusalem sur le dos d'un anon, il a suffisamment prouvé à quel point d'abaissement et d'effacement il était capable et déterminé, c'est même une partie du témoignage du suaire ..pour réaliser son refus de tout recours à la force qui l'imposerait sans l'adhésion du coeur.

Là est donc la clef du suaire qui exige la foi pour être lu. C'est la foi qui fait reconnaître l'historicité d'un phénomène unique, c'est d'abord là l'objet de la science..., mais surtout qui origine la reconnaissance d'un phénomène résurrectionnel et créationnel, c'est c'est là seulement l'effet de la foi, phénomène dont les effets se prolongent jusqu'à nous en nous faisant par l'adhésion du coeur image de l'image du Christ, et bientôt corps du Christ.
L'homme dit la bible, a été crée à l'image de Dieu, et cette création se poursuit aujourd'hui à partir de ce linge de lin royal porteur d'un germe comme un bing bang, une nouvelle re création , qui se communique de la tête aux membres. Ici je reconnais la tête et voici bientôt que je reconnais le corps. En le contemplant j'adhère et me fais corps du Christ. Cette Homme dont je découvre l'image comme une estampe si éffacée que je pourrais l'oublier mais que je contemple avec un émerveillement ravivé par l'étude et l'approfondissement et qui me parle au coeur d'une voix unique et inimitable, ne peut être que le Christ

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 le relief du nez le Mer 15 Aoû - 14:56

A cause du relief du nez , l'empreinte du visage devrait être circulaire et non pas rectangulaire.

Effectivement.
Mais il y a une très très légère déformation de l'image mais cela ne se voit pas.
C'est bien tout le mystère de la "fabrication" de l'image. Elle n'est pas déformée et agit comme un "miroir" comme si on voyait l'homme du linceul en face de nous pourtant son image est sur un objet en 2D qui a recouvert son corps donc avec une déformation.


Vous voyez très très légèrement une déformation qui ne se voit pas. Pour ma part , je ne vois pas ce qui ne se voit pas.
J'ai fait l'expérience , mais ce n'était pas avec le cadavre du Christ : l'empreinte était visiblement circulaire , sans miroir ni mystère . 

4 Re: le relief du nez le Ven 24 Aoû - 14:51
Bonjour.

Peut-être qu'on ne parle pas de la même chose.
Pouvez-vous décrire votre expérience et qu'entendez-vous exactement par "circulaire" et "rectangulaire".

J'aurais dû commencer par vous poser ces questions pour être d'accord sur les bons termes.
5 Re: le relief du nez le Ven 24 Aoû - 18:39

Bonsoir cher ami (si vous le permettez).
Faites vous même l'expérience sur le visage d'un mannequin :
Enduisez ce visage d'une crème de maquillage , appliquez un grand mouchoir ( figurant un "suaire" et non pas un "linceul" )sur toute la surface à imprimer.
Quand vous retirerez le mouchoir pour voir la forme imprimée , vous constaterez que la forme géométrique est circulaire(à cause du relief du nez) et non pas rectangulaire , comme elle le serait si le visage du mannequin était plat. Le fait que l'image du visage imprimée
sur le linceul soit géométriquement rectangulaire me fait penser que ce visage était plat , ce qui ne correspond pas à
l'enveloppement d'une tête avec un nez faisant saillie .
Vous remarquerez que c'est déjà une concession d'identifier
à une mentonnière le suaire "roulé à part dans un autre endroit".
Pourquoi cette question m'intéresse t-elle ?
La résurrection du Christ a changé la nature de son corps , qui n'existe plus tel qu'il a été crucifié et enseveli.
A supposer même que les 2 images visibles sur le drap soient les empreintes recto-verso du cadavre de Jésus , de son corps sans âme , ces images seraient , de toute façon , les images d'un corps au sujet duquel la foi commande de croire qu'il n'est plus tel quel et , par conséquent ,qu'il ne mérite pas d'être vénéré comme s'il s'agissait du corps "actuel" du Dieu vivant.C'est le risque didolâtrie qui menace.
Que changerait à votre foi l'éventuelle destruction de cette hypothétique "relique" , qui fait l'objet de telles controverses ? Que Jésus ait été crucifié , mort et enseveli , la preuve ne présenterait d'intérêt que pour l'opposer à ceux qui le nient.
salutations.

6 Re: le relief du nez le Sam 1 Sep - 11:53

Admin
Messages: 112
Date d'inscription: 30/11/2008
Bonjour.
Désolé pour la réponse tardive.

D'abord il y a 2 choses à distinguer :
- l'image et sa formation
- l'identification de l'homme du linceul par rapport à l'image.

Pour l'instant je ne m'en tiens qu'à comprendre l'image et découvrir comment elle s'est formée.
L'identification n'est pour l'instant qu'une supposition, même si elle semble très probable, en faisant de l'homme du linceul Jésus de Nazareth. Vous mélangez les deux en y intégrant une notion de foi avec la résurrection de Jésus.

Donc je m'en tiens pour l'instant à "l'objet" et son image.

Avec votre expérience vous démontrez justement plusieurs choses :
- d'abord, l'image du visage de l'homme du linceul n'est pas rectangulaire. Vous en avez l'impression à cause des 2 bandes noires qui sont à droite et à gauche du visage. Or des photos très récentes (cf le blog de Thierry Castex) permettent de distinguer qu'il y a bien une image "sous" ces bandes noires (je parle de l'image en négatif). Donc le visage sur l'image a bien une forme "normale" et non "rectangulaire". Ces bandes sont certainement dues au mode de tissage du tissu.

- Ensuite, vous appliquez une méthode qui depuis longtemps est fausse. L'image ne s'est pas produite par contact direct entre le tissu et le visage. C'est avant tout la tridimensionnalité de l'image qui permet de dire qu'il y a un rapport entre la distance du corps et le tissu qui permet de voir un dégradé de l'image et qui permet d'avoir ce "relief" lorsqu'on passe l'image du linceul au VP8 ou dans un logiciel 3D. Voir le chapitre sur mon site concernant cette propriété.
Quand je parlais de "mystère" c'est parce que pour l'instant, personne n'est capable de reproduire l'image.
Votre méthode ne permet donc pas de reproduire l'image et encore moins de dire que le visage est "rectangulaire" puisqu'il ne l'est pas.

- Enfin, et je n'insisterais pas là-dessus : Vous pouvez détruire le linceul et son image que cela ne changerait ABSOLUMENT RIEN dans la foi que porte les chrétiens sur la mort et la résurrection du Christ.

Voilà, j'espère avoir répondu à vos questions.

  
7 Re: le relief du nez le Dim 2 Sep - 17:05
 s.cataldo a écrit:
L'image ne s'est pas produite par contact direct entre le tissu et le visage.


Bonsoir cher ami.
Si vous pensez que l'image(du visage en particulier)est une empreinte et non pas un dessin , vous n'êtes pas d'accord pour dire que cette empreinte se soit formée par contact direct entre le tissu et l'objet "visage" (j'espère ne pas trahir votre pensée).
Comment une empreinte peut-elle se former sans imprégnation de liquides (en l'occurence sueur et sang ),imprégnation qui suppose elle-même un contact?
C'est peut être l'objet de vos investigations ?
Merci de ne pas m'en vouloir pour mes remarques négatives ; je ne les pousserai pas plus loin.
Cependant , si vous découvrez comment l'image s'est formée autrement que par contact , je vous saurai gré de m'en informer.
Salutations.


8 Re: le relief du nez le Dim 2 Sep - 20:26
Bonsoir.

Les traces de sang se sont effectivement fait par contact avec le corps. Le sang a imprégné le tissu et par endroit il a même traversé le tissu. Constat fait notamment lors de la restauration de 2002 où la toile de Hollande a été retiré pour laisser apparaître l'envers du linceul avec quelques traces de sang qui ont traversé mais il n'y avait aucune image. (voir à ce propos tout de même les recherches sur la double superficialité).

Concernant l'image : Je le répète et c'est bien le problème ou le mystère, vous l'appelez comme vous le voulez, TOUTES les tentatives de reproductions de l'image qui utilisaient un contact direct entre le tissu et le corps ont échoué. Il n'y a que les zététiciens qui croient encore que le bas relief et l'ocre sont les ingrédients pour faire l'image.

Vous dites :
Cependant , si vous découvrez comment l'image s'est formée autrement que par contact , je vous saurai gré de m'en informer.


C'est bien sur quoi les scientifiques se cassent les dents depuis au moins plusieurs centaines d'annéesLaughing Laughing What a Face

Rogers proposait par exemple que certaines toxines sous forment de gaz s'échappant du corps après la mort ont pu colorer le tissu même au endroit où le tissu ne touchait pas le corps en prenant en compte la distance corps/tissu. mais il n'a pas pu aller au bout de ses recherches. Il est mort en 2005.

Donc pour l'instant personne ne sait comment l'image s'est formée et les tentatives par contact direct avec différents produits ont échoué.
Mais ne vous inquiétez pas, dès que je sais quelque chose je vous tiens au courant Very Happy

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 Formation de l'image le Ven 14 Sep - 22:47

Bonsoir à vous, et enchanté de converser avec vous Mr Cataldo,

j'ai effectivement lu votre co-écriture du livre "le linceul de Turin", qui est passionnant et riche d'informations. Ce qui est dit sur le forum à propos de la formation de l'image par une empreinte et une substance est très hasardeux. Lisez cet ouvrage et vous en aurez la démonstration.

Mais je reste dubitatifs sur un point essentiel
L'image formée est parfaitement parallèle aux bords du linceul et PARFAITEMENT cadrée sur une pièce de lin
Un cinéaste ou un photographe n'aurait pas fait mieux

Il semblerai que l'auteur ai voulu ne pas rogner un seul centimètre carré du corps du défunt.
Effectivement, dans les écritures il est plus ou moins dit que le corps à été "enveloppé" comme un "saucisson" (que notre seigneur me pardonne Wink ) avec des liens puis placé dans le tombeau.
Si c'est le cas, l'image devrait être très aplatie et déformée (comme ce que dit est dit par colchique)

Imaginons que l'effet 3D soit du à un rayonnement (ou émission de gaz) du corps puis modification de la couche chimique de surface par ces mêmes radiations. Les radiations les plus éloignées interagissent moins que les radiations les plus proches ce qui donne l'effet 3D. Or le corps est en contact direct ce qui a pour conséquence qu'aucun point n'est éloigné du linge et donc que l'effet 3D est impossible sur la totalité de l'image. De plus,et c'est là le cœur de mon argumentation, un linge comporte des plis. Or aucune déformation du a un plis n'est visible.

L'image est TROP parfaite.

C'est comme si le linge avait été suspendu à quelques millimètres du corps le temps d'une exposition, et surtout, PARFAITEMENT CADRé.
Dans ce cas, et c'est possible, le corps n'as pas été saucissonné mais positionné à l'intérieur, à une distance déterminée pour l'endroit et l'avant. Les marques de sang peuvent être produite avant sur le linceul, moyennant un retour du corps "rayonnant" à la même position, au moyen d'un outillage .
La double superficialité peut s'expliquer par un renvoi du rayonnement via un miroir ou même un support sur lequel est agrafé le linceul (outillage) pour rester à quelques millimètres du corps et que la toile puisse rester tendue a plat.

Pour ma part je trouve que la théorie de Rogers est très pertinente ainsi que la proto-photographie.
Mais un tel procédé n'aurait-il pas été jugé démoniaque à cet époque et son inventeur brûlé pour sorcellerie?
Il faut rappeler que l’église elle même a réfuté l'authenticité du linceul à cet époque.

Mais bon, on suppose... L'affaire ne se règlera jamais

Quelque soit la finalité, je suis très admiratif de vos travaux et continurait à vous lire.

10 Re: le relief du nez le Sam 15 Sep - 9:18
Merci pour vos encouragements.

Un point à préciser : L'effet 3D est obtenu justement parce qu'il y avait à certain endroit une distance entre le corps et le tissu (enfin dans le cas où ce soit le corps la cause de l'image, je reste volontairement extrêmement prudent mais pour l'instant c'est la cause la plus "logique".). Cela donne justement aussi le dégradé de l'image et son contraste. Ces points sont justement très importants ce qui empêche parfois de reproduire l'image avec une quelconque technique sans "louper" une de ces caractéristiques.
Prenez aussi l'exemple de la tentative de reproduction par les zététiciens de leur faux suaire. Il ne vaut rien car l'effet 3D n'existe pas. Il n'y a pas de relief.

Enfin n'oubliez pas que le corps n'était pas en position parfaitement allongé mais avec les jambes repliées, le buste et la tête légèrement en avant (d'où la différence de "taille" de l'image entre la face frontale et la face dorsale), et même si le corps par endroit a été "saucissonné" par des bandelettes, il y a avait par exemple sous les genoux ou sous le bas du ventre une distance entre le corps et le tissu. Donc quand vous avez un point du corps en contact avec l'image, ce point en 3D donne la référence "maximum" de l'effet ce qui a pour conséquence de donner un relief à l'image pour les autres points plus éloignés.

Le cadrage "parfait" ne pose pas de problème à mon sens, étant donné que le linge est rectangulaire, en posant le corps au milieu alors l'image est bien cadrée. Je ne vois pas où est le problème. Faites l'essai et vous verrez que naturellement vous allez positionner un corps où un objet bien centré sur un tissu si vous avez dans l'idée de le recouvrir totalement.

Concernant les plis, vous avez raison mais on peut tout aussi imaginer que le linceul a été tendu puis replié et attaché à certains endroits (je pense au niveau de pieds par exemple) ce qui a pour conséquences d'épouser le corps au partie les plus en contact avec lui et laisser des "creux" à d'autres endroits (sous les genoux ou le bas du ventre par exemple) dû à la position particulière du corps.
Pour info Thierry Castex a émis l'hypothèse qu'un pli sous les fesses est visible ce qui donne une image dorsale plus grande. Cette étude reste à confirmer et à être débattu.

L'hypothèse de Rogers est un début et elle mérite d'être approfondie. Nous ne savons encore rien sur la formation de l'image, on cherche toujours la cause et lorsqu'elle sera trouvée, nous pourrons dire comment l'image s'est "imprimée" sur le tissu.
Une chose est certaine en tout cas : c'est la position du corps dans le tissu au moment de la formation de l'image et que le sang a bien été en contact avec cette formation.

Cordialement.

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La Foire aux Questions


Après avoir reçu de nombreux mails suite à leur lecture du livre sur le linceul de Turin ou après avoir parcouru nos sites web, beaucoup d'internautes posaient des questions pertinentes et dont les réponses apportaient des précisions intéressantes sur le linceul. Si vous le souhaitez, vous pouvez poser vos questions soit sur le forum soit en envoyant un mail.

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- Question : 
L'échantillon de 1988 n'est pas représentatif du linceul ? Une nouvelle datation est donc nécessaire ?
Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que le mélange coton et lin ajouté est médiéval ? Et serait-ce le taux de vaniline que Rogers à trouvé qui vous donne cette datation approximative ?

- Réponse de Thibault Heimburger :
Si l'on admet (selon Rogers) donc que l'ensemble représenté par l'échantillon Raes et C14 est une unique zone "anormale", la datation au C14 lui donne une date médiévale. C'est ce qui me permet de l'affirmer. Mais, puisque ses propriétés sont radicalement différentes de celles connues du reste du linceul (coton, vanilline, teinture) on en déduit que la datation est invalide parce que l'échantillon daté est non représentatif de l'objet (le linceul) à dater. Ni plus, ni moins. A aucun moment je ne dis que l'on peut conclure avec certitude que le linceul est antique. Cependant, l'absence de lignine/vanilline sur le linceul et sa présence sur Raes/C14 est un argument fort mais non définitif d'un âge beaucoup plus ancien pour le linceul. Mais, ce n'est pas une méthode de datation validée. Beaucoup de paramètres peuvent théoriquement expliquer la discordance concernant la vanilline entre le linceul et Raes/C14. Néanmoins, après réflexion je ne vois que 2 explications possibles: celle de Rogers (le linceul est beaucoup plus ancien que ce qui a été daté au C14), ou à défaut la méthode de blanchiment utilisée lors de la fabrication du tissu (éliminant la lignine/vanilline) est différente. On pourrait imaginer que le linceul a été vigoureusement blanchi (comme au Moyen-âge) d'où l'absence de vanilline (dérivée de la lignine)  et que, pour certaines raisons, la zone C14/raes a été blanchie moins rigoureusement également au moyen-âge. Cela me semble bien sûr peu probable et j'ai tendance à croire Rogers et sa "datation" très approximative du linceul. L'important est que dans tous les cas, l'échantillon daté est non représentatif du linceul. A soi seul cela justifie une nouvelle datation. 


- Question : Hypothèse du Docteur Zugibe
Dans votre livre, vous faite référence à l’hypothèse du docteur Zugibe concernant le lavement du corps de l’homme du linceul avant son dépôt dans celui-ci.  J’avais déjà lu cette hypothèse et j’avais bien du mal à y croire (surtout en raison des coulées de sang qu’on voit sur le linceul).  Par contre, après lecture de votre résumé, je crois que c’est possible qu’un lavement superficiel du corps de Jésus ait été fait rapidement avant sa mise au tombeau.  Pour être certain de bien comprendre l’hypothèse de Zugibe concernant ce lavement du corps, j’aimerais que vous confirmiez l’idée que je m’en fais. Mon impression est que ceux qui ont préparé le corps de l’homme du linceul n’ont lavé que le sang qui était séché (et donc qui avait coulé du vivant de celui-ci) et ils n’ont pas lavé le sang qui n’avait pas complètement coagulé (qui était donc encore frais) lors de sa mort.  Est-ce que j’ai bien compris et résumé l’hypothèse de Zugibe ?  De plus, j’aimerais bien avoir votre avis personnel sur la question car, dans le chapitre 5 de votre étude sur les évangiles, vous semblez affirmer comme un fait établi que le corps n’a pas été lavé à cause du sang impur qui s’y trouvait.  Dans ce cas, comment expliquer qu’on voit très bien les traces des coups de fouet de même que la totalité du visage sur le linceul alors que, normalement, ces parties du corps devraient être cachées, au moins en partie, par du sang séché venant de la flagellation et de la couronne d’épine ?  À moins que la flagellation et le couronnement d’épine n’aient pas produit autant de sang que le Dr Zugube le pense sur le corps ?  Ce serait l’explication la plus logique selon moi, si on prétend qu’il n’y a pas eu de lavement.

- Réponse de Thibault Heimburger :
Concernant le Dr Zugibe, il part d'une observation très simple au sujet des marques de flagellation: une flagellation telle qu'on la voit sur le linceul donne des écoulements de sang énormes qui devraient recouvrir la quasi totalité du tronc au moins; or on sait qu'il n'y a pas d'image sous le sang. On ne devrait presque rien voir de l'homme du linceul et ce sang séché ne pouvait pas avoir marqué le linceul. En revanche si ces marques faites de sang séché ont été rapidement lavées avant l'inhumation, elles vont se mettre à suinter lentement sur le linceul. Vous dites: " De plus, ce qui est le plus extraordinaire, c’est le fait que la totalité des traces de sang sont bien défini et à aucun endroit on voit des tâches au bords grossier ou mal définis qui ressembleraient à des éclaboussures". Je ne suis pas d'accord, autant les coulures de sang (avant-bras, visage, plaie du côté) ont des limites nettes, autant les marques de flagellation sont relativement mal limitées (photos à votre disposition).
En résumé, seul le sang séché de la flagellation aurait été lavé, parce que produit du vivant de l'homme du suaire, alors que le reste s'est écoulé après la mort (mains et avant-bras, pieds: lors du retrait des clous; plaie au côté) et était à la fois frais (capable d'imbiber le linceul) et non lavé car impur (émis post-mortem). Pour le visage et la couronne (bonnet) d'épines les choses sont plus complexes.
Vous parlez de la quantité de sang. En fait la quantité de sang visible sur le linceul est très faible (quelques décilitres tout au plus). la crucifixion en elle-même entrainaît probablement un écoulement de sang (mains, pieds) minime compte-tenu de la compression par les clous, de l'hypotension et de la déshydratation et, pour les membres supérieurs, de leur position en hauteur, comme me l'a un jour expliqué Zugibe. C'est lors du retrait des clous que le sang se serait écoulé vers le bas (rigidité cadavérique très rapide après la mort), en quantité limitée. Même si dans le détail, tout n'est pas parfaitement clair, j'ai tendance à croire ce que dit Zugibe, car c'est la seule façon d'expliquer les marques de flagellation, celle-ci étant survenue de nombreuses heures avant le contact avec le linceul. Sans lavage (même bref) on ne pourrait pas les expliquer. Lavoie a montré que du sang ne peut marquer le linceul que dans les 2 heures, soit bien moins que l'intervalle de temps entre la flagellation et la mise au tombeau.

- Réponse de Sébastien Cataldo :
Lorsque je fais l'analyse des évangiles, je le fais à partir des travaux de Raymond E. Brown qui était exégèse et qui selon lui, il n'y a pas pu avoir de lavement. Donc cela vient en contradiction avec l'hypothèse de Zugibe. Je n'ai pas "d'avis" car je ne suis pas un spécialiste. Je dirais juste que si le sang est bien celui d'un crucifié du premier siècle alors il y a dû avoir lavement sinon le sang ne serait pas aussi visible. Donc l'hypothèse de Zugibe est pour moi la plus probable.


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- Question : Poussière retrouvée sur les genoux
J’ai aussi lu dans votre livre (page 175) que des chercheurs avaient trouvé de la poussière au niveau des pieds et de la terre au niveau du genou gauche et du nez.  Ma question est donc celle-ci :  Comment concilier l’hypothèse de Zugibe d’un lavement du corps avec ces découvertes ?  Je disais plus haut qu’après réflexion, son hypothèse était possible selon moi mais cette découverte de poussière et de terre font que j’ai encore de sérieux doute.  De plus, l’ensevelissement devait se faire très vite car le sabbat commençait, ce qui milite aussi en faveur d’un non lavement du corps faute de temps…

- Réponse de Thibault Heimburger :
Le fait de trouver des traces (en fait minimes voire infimes, visibles seulement au microscope et par spectroscopie) de poussières (en fait du calcaire de type aragonite) au niveau des pieds, des genous et du nez, n'invalide pas l'hypothèse d'un lavement rapide du tronc et des zones de flagellation.


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- Question : Le suaire d'Oviedo
Concernant la relique du sudarium d’Oviedo, vous mentionnez dans votre livre (note 94, page 167) que sa datation au Carbone 14 avait donné une date remontant au VI ou VIIe siècle.  J’avais déjà lu ça aussi.  Par contre, ce que je n’ai jamais lu et j’espère que vous pourrez m’éclairer sur ce point, c’est de savoir si la procédure de datation du sudarium a été mieux fait que dans le cas du linceul.  En fait, j’aimerais savoir si, pour cette datation, les scientifiques ont prélevé plusieurs échantillons à divers endroits de la relique pour avoir une bonne représentativité de celle-ci ?   Votre livre m’a éclairé sur le fait que la procédure concernant la datation du linceul n’avait pas été faite d’une manière correcte (prise d’un échantillon à un seul endroit de la relique) et je me demande si une telle erreur a pu être en cause aussi pour le sudarium, ce qui pourrait expliquer cette datation du VI ou VIIe siècle…

- Réponse de TH et SC :
Concernant le Sudarium d'Oviedo, nous n'avons pas d'info particulière sur la procédure de la datation. De façon générale, notre attention est focalisée sur le linceul.


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- Question : Les taches de sang
Dans votre excellent résumé des caractéristiques uniques du linceul, j’aurais aimé que vous ajoutiez la qualité incroyable des traces de sang !  Personnellement, je crois qu’il est très difficile (impossible ?) d’arriver à reproduire fidèlement ces traces car elles sont vraiment définies de manière quasi parfaite.  Par exemple, j’ai vu, dans une étude du Dr Zugibe (je crois qu’il s’agit de son étude sur le lavement du corps), des photos de tests de transfert de sang sur un tissu et ça ne m’a pas du tout convaincu.  Les tâches de sang obtenu lors de ce test sont beaucoup moins nettes et précises que celles du linceul et je pense que cette caractéristique unique au linceul (tâches de sang excessivement bien défini sur un tissu de lin) aurait mérité d’être souligné fortement dans votre livre.  De plus, ce qui est le plus extraordinaire, c’est le fait que la totalité des traces de sang sont bien défini et à aucun endroit on voit des tâches au bords grossier ou mal définis qui ressembleraient à des éclaboussures.  D’ailleurs, je crois que la quasi-impossibilité de reproduire fidèlement de telles tâches est un point majeur qui invalide à lui seul toutes les tentatives de reproduction du linceul qui ont été faite jusqu’ici et ce fait montre clairement qu’il ne s’agit pas d’une fraude (sauf si un faussaire avait réalisé une vraie crucifixion à la romaine mais cette idée est, pour moi, farfelue et n’expliquerait toujours pas la qualité des traces sanguines). J’aimerais donc avoir votre opinion sur la qualité exceptionnelle des tâches de sang qu’on trouve sur le linceul…

- Réponse de SC :
Vous avez raison, les tâches de sang sont souvent négligées lors d'une tentative de reproduction de l'image alors qu'elles font parties intégrantes du linceul et de la formation de l'image même si elles sont de nature différente de l'image. Mais comme à chaque fois, ceux qui tentent de reproduire l'image pensent que cette dernière est faite "de main d'homme" alors pour eux le "sang" est de même nature donc il ne peut s'agir du sang d'un homme, donc ce n'est pas anatomiquement parfait. La meilleur preuve qu'il s'agit de sang issu d'un homme est la tache de sang vers le coude droit qui "part" vers l'extérieur. Elle n'a aucun intérêt artistique ni aucune raison logique si elle avait été produite par la main de l'homme (si elle est issu d'un bas relief par exemple). Donc pour moi les traces de sang sont aussi importante si on veut reproduire l'image du linceul.


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- Question : 
La putréfaction du corps
Dans votre livre, vous mentionnez divers temps maximums au-delà duquel le corps n’a pas pu rester dans le linceul sinon il y aurait eu des traces de putréfaction avancée.  Vous écrivez « environ 30 à 40 heures » à la page 140, « 30 heures » à la page 238 et « 48 heures » à la page 249.  J’aimerais beaucoup avoir une précision de votre part sur ces chiffres qui sont chaque fois légèrement différents.  Est-ce que vous pouvez me dire un temps maximum précis et scientifiquement accepté par les experts ?

- Réponse de TH: C'est très variable en fonction de la température, l'humidité etc..sur laquelle nous ne savons rien. 30 heures à 48 heures est une fourchette large

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- Question : Le Mandylion et le linceul de Turin
Vous faite référence au fait que le linceul de Turin pourrait bien être le Mandylion conservé à Édesse puis à Constantinople.  J’ai souvent lu cette hypothèse et je crois qu’il serait logique qu’il en soit ainsi mais je me demandais si des études sérieuses avaient été faites pour comparer les traits des visages qu’on retrouve sur des reproductions encore existantes de ce Mandylion et les traits du visage qu’on retrouve sur le linceul de Turin ?  Dans votre livre, vous n’en faite pas mention.  Je crois que cette hypothèse du « Mandylion qui est en fait le linceul de Turin » s’en trouverait renforcie considérablement si une étude d’expert montrait des concordances évidentes entre les 2 images.  J’aimerais donc savoir si de telles études ont été faites par le passé.  Sinon, est-ce que vous pensez qu’une étude de ce genre serait possible et souhaitable ?

- Réponse de SC :
Il n'y a pas à ma connaissance d'étude précises entre le linceul et le Mandylion au niveau des traits du visage. la seule étude que je connaisse est celle de Paul Vignon qui compare les traits du Christ Pantocrator à ceux du linceul. Mais même si une étude particulière serait faite entre les traits du Mandylion et ceux du linceul cela ne prouverait pas que le linceul est antérieur au Mandylion.

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- Question : Des halos de sérum
Dans votre livre, il est fait souvent mention d’un halo de sérum qu’on peut voir autour des tâches de sang uniquement avec la lumière UV.  J’aimerais avoir des précisions sur ce sérum.  Est-ce que sa présence indique de manière évidente qu’il s’agit de sang post-mortem ou est-ce qu’un tel sérum serait aussi présent autour de tâches de sang qui se seraient produites du vivant de l’homme du linceul ?  En lisant votre livre, j’ai eu l’impression que ce sérum n’indique pas s’il s’agit de sang post-mortem ou non car vous dites qu’on en a retrouvé des traces même autour des blessures causées par la flagellation.  Par contre, j’ai récemment lu sur le site web « www.shroud.com » un « expert » (M. Soons) mentionnant que ce type de sérum autour des tâches de sang indiquait un sang post-mortem !  Par ailleurs, si un léger écoulement sanguin survient après le lavement du corps (comme le Dr Zugibe le prétend), les traces de sérum autour des tâches sanguines pourraient alors indiquer effectivement qu’il s’agit bien de sang post-mortem (même pour les marques de flagellation) et valider un peu plus son hypothèse disant que le corps fut lavé avant sa mise au tombeau.  J’aimerais donc avoir votre avis sur la question.

- Réponse de TH:
La présence d'un halo de sérum traduit la rétraction du sang pour former un caillot par le processus de la coagulation. Si vous vous coupez (sang pre-mortem, évidemment smile et que vous appliquez une compresse sur la blessure avant que le caillot ne soit complètement sec, ce processus se poursuit sur la compresse et vous aurez un fin halo de sérum autour de la tache de sang sur la compresse une fois le sang complètement sec. Les mécanismes de la coagulation sont certainement encore actifs pendant quelques heures au moins après la mort. Si le sang séché sur le cadavre est doucement éliminé par lavage vous ouvrez à nouveau les blessures de la flagellation et le liquide sanglant qui suinte (sang post-mortem) est de nouveau soumis à la coagulation. En d'autres termes la différenciation sang pré et post-mortem ne me semble pas pertinente quant au phénomène de coagulation et au halo de sérum. Je ne comprends pas très bien ce que veut dire Petrus Soons qui d'ailleurs n'est absolument pas expert en la matière.

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- Question : La couture sur le côté du linceul
J’aurais aussi besoin d’éclaircissement concernant la fameuse couture presque invisible, située le long du repli reliant le corps du linceul et la bande latérale.  À la page 73 de votre livre, vous mentionnez que, selon Mme Flury-Lemberg, cette couture est identique à celles que l’on trouve dans des restes de tissus retrouvés dans la forteresse de Masada en Israël et datant du 1er siècle.  J’avais aussi vu un reportage télé qui disait que Mme Flury-Lemberg n’avait jamais vu une couture de ce genre sur un autre tissu ancien.  Cette découverte tend à démontrer que le linceul de Turin date effectivement du 1er siècle.  Par contre, à au moins deux endroits dans votre livre (dont au no.2 de la page 258), j’ai lu que cette couture serait apparue à une date inconnue et aurait peut-être servi à créer un repli pour faciliter la prise en main pour les ostensions.  Ne trouvez-vous pas que votre hypothèse se trouve en contradiction avec la découverte de Mme Flury-Lemberg, car pour elle, cette couture fait partie intégrante du linceul d’origine et daterait du 1er siècle (avec une origine israélienne) ?  Si cette couture a été faite pour les ostensions, elle serait donc plus récente que le linceul lui-même.  Pourtant, ce n’est pas ce que semble nous démontrer la découverte de Mme Flury-Lemberg…
J’ai aussi lu sur le site web 
www.suaire-turin.com que M. John Jackson a émis l’hypothèse que la bande latérale aurait servit pour attacher le corps au linceul et qu’elle aurait été cousue ensuite, ce qui ferait dater le linceul aussi du 1er siècle. J’aimerais avoir votre avis à ce sujet.  Peut-être ai-je mal compris vos propos !

- Réponse de TH:
Question très pertinente et au combien difficile qui a agité et agite encore le petit monde du saint-suaire. Ce qui est certain c'est que la bande latérale fait bel et bien partie du même tissu que le linceul comme tous les experts le disent. L'analyse aux rayons X de 1978 montre en outre que les bandes sombres et claires (de densité différente) se poursuivent identiquement de part et d'autre de la frontière entre la partie principale du linceul et la bande latérale. Mieux encore en de nombreux endroits on peut suivre les fils qui passent d'une partie à l'autre sans interruption évidente. C'est à partir de cette observation que certains ont pensé que le tissu n'avait pas été coupé, que la bande latérale et le linceul forment une seule pièce et que la "couture" est en fait simplement un repli du tissu maintenu dans sa forme par 2 fils que l'on  voit bien. Il est logique, dans cette hypothèse de penser que ce repli a été fait à un moment du passé pour faciliter la prise en main lors des ostensions. Or, je sais maintenant que ceci est faux. Aussi étonnant que cela paraisse, les 2 parties sont bel et bien séparées par une coupure tout le long. C'est pourquoi Gilbert Raes a obtenu 2 parties distinctes en coupant simplement les fils qui les maintenaient ensemble. Dans son livre "101 questions sur le Saint-Suaire", Bollone, directeur du Centro (l'organisme officiel) l'écrit clairement (p.15): "Lors du contrôle effectué le 22 janvier 1999, il a été possible d'affirmer avec certitude qu'il s'agit au contraire d'une couture qui assemble deux parties différentes". C'est manifestement aussi ce que pense Flury-Lemberg. Même si l'on ne sait pas très bien pourquoi, le linceul a été coupé puis recousu aussitôt ou rapidement (sinon la correspondance des fils et des bandes ne serait pas parfaite) pour une raison encore mal comprise (pour que la largeur corresponde à une certaine dimension?). C'est la jointure entre les deux parties qui correspond à ce qui a été observé à Massada. En conclusion, la jointure a certainement le même âge que le linceul et dans ce cadre la découverte de Flury-Lemberg est évidemment capitale.

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- Question : Enrichissement du carbone par l'incendie de 1532
Dans un excellent article sur les 20 ans du test du carbone 14 sur le linceul, le site web www.suaire-turin.com mentionne l’hypothèse de John Jackson du couplage de l’absorption naturelle de C14 et de l’effet thermique de l’incendie de Chambéry pour expliquer les dates du moyen-âge données par les 3 laboratoires.  Cette hypothèse était en cours d’étude au laboratoire C14 d’Oxford quand l’article a été écrit (en 2008).  L’article mentionne que l’hypothèse repose sur une absorption plus grande qu’on pourrait imaginer du C14 présent dans le monoxyde de carbone.  En fait, selon lui, le CO de l’atmosphère pourrait, dans certaines conditions élevées de température, être davantage absorbé par les textiles (réduction de la cellulose).  Je trouve cette avenue intéressante et je me demandais pourquoi, dans votre livre, vous n’en faite pas mention ?  J’aimerais aussi avoir votre avis personnel sur cette hypothèse.

- Réponse de TH: je connais cette hypothèse mais nous n'avaons pas assez de "matériel" (et encore moins de résultats) pour en parler.

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- Question : Le patch médiéval
Toujours dans cet article du test du carbone 14, on cite Mme Fleury-Lemberg qui réfute l’hypothèse de Ray Rogers et Benford-Marino à propos du « french reweaving » avec du coton.  Elle dit : « Il n’y a pas de doute que le linceul ne contient aucun retissage.  Le tissu est constellé d’irrégularités qui sont le résultat des erreurs faites durant le processus de tissage, et qui seraient anormales dans un retissage ».  Je trouve cet avis plein de bon sens et vous en faite mention aux pages 103-104 de votre livre.  Ma question est :  comment expliquer la présence significative de coton (fait démontré scientifiquement) dans cette partie du linceul s’il n’y a pas eu de retissage comme le prétend Mme Fleury-Lemberg ?  En tous cas, une chose semble certaine pour moi :  Cette partie est différente du reste du linceul et, partant de ce fait, une nouvelle datation au C14 me semble requise pour, au moins, y voir plus clair…
En parlant de cette hypothèse de retissage, j’aimerais savoir si des experts textiles comme Mme Fleury-Lemberg reconnaissent le fait que cette technique particulière existait au moyen-âge (autrement dit, est-ce un fait scientifiquement reconnu que cette technique a bel et bien existé) et est-ce que des exemples de retissage de ce genre existes dans le monde sur des tissus datant de cette époque ?  Si oui, est-ce que la technique semble concorder avec les constatations de M. Rogers (entre autre, est-ce que la réparation a utilisé le même genre de coton, le même genre de gomme pour coller les bouts de fil et le même genre de teinture) ?
 

- Réponse de TH:
Nous ne connaissons pas les limites de la zone anormale incluant l'échantillon Raes (partie 1) et très probablement tout ou partie de la zone datée au C14. Elle ne fait probablement pas plus de quelques cms de large et je ne comprends pas dans ces conditions ce que FL veut dire à propos des irrérgularités dans ce contexte. Les experts textiles n'ont remarqué aucune anomalie visible dans cette zone, c'est un fait. D'un autre côté, on a de multiples évidences convergentes pour affirmer qu'il ne s'agit pas du même matériel. Comment celà se fait-il reste une énigme. Le french reweaving (qui existait sans aucun doute) est un bon candidat mais pour les tapisseries où les 'réparations" peuvent être invisibles sur les 2 faces. C'est beaucoup plus difficile à imaginer pour un tissu fin comme le linceul. Je me demande quant à moi (mais sans aucune preuve ni compétence) si les réparations n'ont pas plutôt été faites simplement par épissures puisqu'on est sûr qu'au moins un des fils Raes en est une. J'ai l'impression que cela pourrait tenir la route et rendre la réparation réellement invisible. Mais est-ce que celà existe et est simplement envisageable en pratique?

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- Question : Le faux suaire de Luigi Garlaschelli
Une dernière question plus personnelle maintenant concernant votre commentaire à propos de la prétention du prof. Luigi Garlaschelli d’avoir créé un faux linceul.  J’ai lu votre commentaire en anglais sur le site de Barrie Schwortz et je l’ai trouvé vraiment honnête.  Bravo !  J’aimerais savoir, selon vous, quelle est la caractéristique principale que M. Garlaschelli n’a pas été en mesure de reproduire fidèlement ?  Étant donné que votre commentaire était en anglais, j’ai eu du mal à le saisir en entier mais il m’a semblé que la principale pierre d’achoppement était l’absence de demi-tons aux endroits où il n’y a pas eu de contacts directs comme les doigts et la face, ce qui donnait une fausse impression de 3D alors que le linceul possède de véritables caractéristiques de 3D.  Ai-je bien compris vos propos ?

- Réponse de TH: Pour l'essentiel oui.

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- Questions :
Concernant l’analyse de Rogers, je veux quand même, par honnêteté intellectuelle, me faire l’avocat du diable pour un instant !  Il a comparé des fils de Raes et des fils du centre de l’échantillon C14 avec des échantillons pris par lui ailleurs sur le linceul en 1978 mais uniquement en surface du linceul.  Je m’interroge quant à la possibilité réelle et scientifiquement acceptable de comparer ces échantillons de surface et les fils de Raes-C14.  Étant uniquement en surface du linceul, est-ce que ces échantillons Rogers pourraient faire en sorte de détecter du matériel intrusif comme le coton, la gomme ou la teinture trouvé sur Raes 1 ?  Loin de moi l'idée de dire que c'est comme comparer des pommes avec des oranges mais est-ce qu'on pourrait dire que c'est comme comparer des pommes rouges avec des pommes vertes ?  Peut-être que ce matériel est-il présent dans d’autres parties du linceul mais plus en profondeur et que, de fait, il n’a pas pu être trouvé par Rogers lors de ces analyses ?

- Réponse de TH:
Encore une excellente question parfaitement légitime qui n'a pas manqué d'échapper aux "sceptiques". Je pense néanmoins que l'on peut comparer légitimement les échantillons de surface du STURP avec les fils Raes/C14. Concernant le coton, je détaille ce prioblème dans mon article. En résumé, si j'appliquais (expérience de pensée parfaitement recevable en science, cf.Einstein) un ruban adhésif sur "mon" fil Raes 7 (et certainement aussi sur Raes 1 et Raes 14 suivant les analyses du Los alamos National Laboratory) comme en 1978, j'obtiendrais de l'ordre de 15-20 % de fibres de coton (le % approximatif que j'observe dans la partie externe de raes 7). Or il n'y pas de coton (ou de rares fibres modernes) sur les échantillons du STURP. Concernant la vanilline/lignine (absence sur les échantillons de surface du STURP, présence dans les fibres Raes/C14), le remarque des sceptiques tient la route à première vue. Le magazine français "Science et Vie" avait critiqué à l'époque l'article de Rogers en disant qu'il comparait "l'écume de la mer" avec la mer elle-même. Jolie formule. En réalité, Rogers (dont c'était la spécialité, comme thermo chimiste) fournit la formule permettant de connaître le taux de décroissance de la vanilline en fonction du temps et de la température. Si l'on ne tient pas compte de l'incendie de 1532, il n'y a aucune raison pour que la vanilline restant soit différente en surface et en profondeur. Si l'on tient compte de l'incendie de 1532 (qui effectivement peut faire disparaître la vanilline en quelques minutes pour des températures élevées), comment expliquer la présence de vanilline sur le seul échantillon Raes/C14 et sur aucun des échantillons de surface quelle que soit sa position sur le linceul qui était plié en de multiples couches lors de l'incendie? Il semble donc bien que la seule explication plausible concernat la vanilline soit dans la différence d'âge (se comptant en siècles) entre l'échantillon Raes/C14 et le reste du linceul. Enfin concernat la teinture, celle-ci se concentre au contraire en surface des fils Raes/C14, comme on peut l'imaginer pour une teinture appliquée après le "retissage/réparation". Si elle était présente ailleurs elle serait facilement détectée sur les échantillons STURP de surface. Ce n'est pas le cas.    


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- Questions :
Est-ce qu’une réparation par épissures comporterait automatiquement l’emploi d’une gomme, de teinture et de coton comme le matériel trouvé sur Raes 1 ?

- Réponse de TH:
-Il ne faut pas confondre une hypothèse (réparation par épissure ou tout autre mode de réparation) avec des observations (teinture avec gomme, fils mélangés coton/lin) qui sont des faits. Il n'y a rien d'automatique mais simplement des arguments convergents. La teinture (dont la gomme fait partie) qui est là (fait) aurait été appliquée (hypothèse logique) pour masquer la réparation.

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- Questions :
J’ai lu dans l’article sur les 20 ans du test de C14 (www.suaire-turin.com) qu’il faudrait 1/3 à 2/3 de matériel nouveau médiéval pour fausser autant les résultats du test de C14 si on admet que le linceul date du 1er siècle.  Est-ce que vous pouvez confirmer ce fait et si c’est le cas, pensez-vous vraiment qu’il y aurait autant de nouveau matériel dans la zone Raes-C14 ?

Réponse de TH:
- Ces proportions résultent des calculs d'un expert à la demande de Benford et Marino. Je ne suis pas expert en la matière. A priori, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas y avoir 2/3 de matériau "moderne" (15 ou 16ème siècle) dans cette zone.

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- Question :
- Selon vos propres conclusions dans votre article scientifique, vous avez trouvé environ 15 % de fibres de coton.  Si on prend pour acquis que cet estimé est représentatif de reste de la zone Raes-C14, est-ce que ce serait suffisant pour fausser les données du C14 de 13 siècles ?

- Réponse de TH:
- Le matériel "moderne" (15 ou 16ème siècle) n'est pas le coton seul mais des fils mélangés lin (moderne)/coton(moderne).


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- Question :
- À partir des images UV du STURP, il doit être assez facile pour quelqu’un comme vous ou pour un expert comme Barrie Schwotz d’identifier exactement la zone globale où il y a un changement (sûrement que ça déjà été fait !).  Ce serait bon de vérifier ça et, partant de là, on saurait s’il reste encore des parties de cette zone différente sur l’actuel linceul.  S’il reste une zone « louche », ce pourrait être une avenue future de recherche intéressante pour les experts (chimistes, experts textiles ou autres) pour qu’ils puissent éventuellement (si le Vatican ouvre ses portes !) analyser le linceul à cet endroit précis et voir s’il y a effectivement des traces de réparation pour ainsi confirmer ou infirmer les conclusions de Rogers.  Pouvez-vous m’éclairer sur cet aspect ?  Qu’elle est votre opinion ?

- Réponse de TH:
- Je vous renvoie à l'excellent article de Benford et Marino à ce sujet, présenté à Columbus (article paru dans une revue scientifique)